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RelèveGuide · 5 min de lecture

La relève d’entreprise : de quoi s’agit-il et comment la préparer?

La relève d’entreprise, c’est le passage de l’entreprise à la personne ou au groupe qui en prend la suite : famille, employés ou acheteur externe. Québec.ca recommande de préciser sa vision, d’évaluer l’entreprise, puis de s’entourer d’experts pour sécuriser la transaction.

Cette page explique ce que l’on entend par la relève d’entreprise au Québec, les trois voies par lesquelles une entreprise change de mains, le moment où il convient de s’y préparer et les ressources publiques disponibles. Elle s’appuie sur les pages officielles de Québec.ca, de la BDC, d’Investissement Québec et de l’Agence du revenu du Canada citées au bas de la page. Elle porte sur le Québec seulement.

Ce que désigne la relève d’entreprise

Le gouvernement du Québec écrit, sur sa page consacrée à l’accompagnement pour acheter ou vendre une entreprise, que le transfert d’entreprise est une étape essentielle du parcours entrepreneurial. Dans ces pages, la relève est la personne ou le groupe qui prend la suite du propriétaire, et le transfert est le passage de l’entreprise de l’un à l’autre. On parle de cédant pour celui qui transmet et, dans le vocabulaire d’Investissement Québec, de releveur ou de repreneur pour celui qui reprend.

Québec.ca explique qu’en planifiant tôt sa stratégie de transfert, on peut maximiser la valeur de son entreprise, conserver le savoir-faire dans l’entreprise, protéger ses employés et ses clients, et bien choisir et préparer la relève. Préparer la relève ne se limite donc pas à trouver un acheteur : la page y voit aussi une manière de protéger ce que l’entreprise a bâti.

Les trois voies : famille, employés ou acheteur externe

La BDC présente trois stratégies de sortie courantes pour les propriétaires qui veulent vendre ou transférer leur entreprise. La première consiste à transmettre l’entreprise à une personne de la famille ou de l’équipe de direction. La deuxième est le rachat par l’équipe de direction ou par un groupe de membres du personnel, qui mettent en commun leurs ressources pour acquérir tout ou partie de l’entreprise. La troisième est la vente à une personne de l’extérieur. Investissement Québec décrit des voies semblables sur la page du Fonds de transfert d’entreprise du Québec : vente à des membres de la famille, à des cadres de l’entreprise (achat interne), à un particulier ou à un groupe de particuliers (achat externe) ou à des investisseurs (achat stratégique).

Pour la première voie, le transfert à la famille ou à l’équipe de direction, la BDC cite parmi les avantages qu’il y a moins d’interventions externes à l’entreprise et que l’on peut maintenir son implication dans les activités. Parmi les inconvénients, elle note que la formation de la personne qui succédera peut être difficile et que des conflits peuvent survenir au travail ou au sein de la famille. Ce sont des constats de la BDC; ils ne disent pas quelle voie convient à une entreprise en particulier.

Chaque voie fait l’objet d’une page distincte de ce site : la transmission à des enfants, la cession à des employés et la donation. Elles ne sont qu’annoncées ici, parce que les règles juridiques et fiscales qui s’y appliquent ne sont pas les mêmes.

Quand commencer à préparer la relève

La BDC écrit que, comme une stratégie de sortie comporte de nombreuses étapes, le processus doit commencer bien avant le départ officiel. Elle explique que la planification de la relève demande du temps en raison de facteurs complexes : l’évaluation de l’entreprise, les considérations juridiques et fiscales, les questions familiales et l’encadrement des personnes qui prendront la relève. Le délai qui convient à une entreprise précise est une question à poser à ses conseillers.

Dans son article sur la vente d’une entreprise, la BDC constate aussi que beaucoup de personnes attendent trop longtemps avant de commencer à planifier la vente et qu’elles vendent alors à un moment qui n’est pas idéal. Sur sa page consacrée au plan de relève, elle écrit que l’on devra à un moment donné quitter son entreprise, en raison de son âge ou de sa santé, ou parce que l’on veut faire autre chose.

Les étapes recommandées par Québec.ca

Québec.ca recommande trois étapes pour un transfert d’entreprise.

  1. Réfléchir à sa vision personnelle, à son échéancier et au type de relève souhaitée.
  2. Évaluer la valeur de l’entreprise, structurer ses processus et repérer les ajustements nécessaires.
  3. S’entourer d’experts pour structurer la démarche et sécuriser la transaction.

La même page renvoie au Guide du cédant, intitulé « Conseils pour mieux vendre votre entreprise », pour aider à la planification, et à une liste de ressources d’accompagnement spécialisées en transfert d’entreprise (formation, accompagnement et financement de services), à consulter selon sa situation. L’article de la BDC sur la vente ajoute que les raisons et les objectifs du propriétaire font partie des facteurs qui dictent le choix de la personne à qui vendre : un membre de la famille, un groupe de membres du personnel ou une acheteuse ou un acheteur externe.

La juste valeur : un calcul à faire établir

La BDC écrit que, que l’on transfère l’entreprise à un membre de sa famille ou de son équipe de direction ou qu’on la vende à l’externe, il faudra obtenir un calcul de la juste valeur de l’entreprise. Québec.ca place l’évaluation de la valeur parmi ses étapes recommandées. Ni l’une ni l’autre de ces pages ne fixe de prix, et ce guide non plus : le calcul relève d’un spécialiste. Deavo ne donne aucune opinion sur la valeur d’une entreprise.

Les conséquences fiscales, en termes généraux

Le transfert a des conséquences fiscales qui dépendent de la forme choisie. Dans son guide sur les gains en capital pour 2025, l’ARC décrit des règles propres au don et à la vente à une personne avec qui l’on a un lien de dépendance; le guide sur la transmission d’une entreprise familiale les cite.

L’ARC indique aussi qu’il existe des règles particulières pour transférer certains biens à un montant autre que leur juste valeur marchande, ce qui peut permettre de reporter l’impôt sur les gains en capital. Le même guide mentionne une exonération cumulative des gains en capital : selon les modifications proposées, elle est de 1 250 000 $ pour 2025 à l’égard des dispositions d’immobilisations admissibles, et l’ARC publie 1 275 000 $ pour 2026. Ce montant est indexé et pourrait changer; l’admissibilité dépend de conditions que le guide détaille. Un comptable ou un fiscaliste peut dire ce qui s’applique à une situation précise.

Les ressources d’accompagnement et de financement

Québec.ca oriente les cédants et les repreneurs vers des ressources d’accompagnement. Du côté du financement, Investissement Québec présente le Fonds de transfert d’entreprise du Québec, dont les gestionnaires se sont donné pour objectif d’offrir des conditions de financement avantageuses pour accroître la mise de fonds nécessaire au transfert d’entreprises québécoises, en complément de l’offre des institutions financières traditionnelles.

La page de ce fonds, mise à jour le 31 décembre 2025 et consultée le 25 octobre 2026, indique toutefois que la réception des demandes pour ce programme a pris fin le 31 décembre 2025. Elle décrit encore ses conditions, par exemple l’engagement du releveur à travailler à temps plein dans l’entreprise visée et à injecter une mise de fonds minimale, et la participation d’Investissement Québec ou du Fonds de solidarité FTQ à la transaction. Avant de compter sur un financement public, il faut donc demander à Investissement Québec ce qui est offert aujourd’hui.

Pour aller plus loin

Avant de choisir une voie, il est utile de lire la page sur la vente d’une entreprise au Québec, puis celle qui correspond à la voie envisagée : le transfert d’une entreprise agricole, la transmission d’une entreprise familiale, la donation ou la cession aux employés. Chacune renvoie aux pages officielles qui régissent cette voie.

Sources

Chaque exigence et chaque chiffre cités dans ce guide renvoient à une source primaire. Les liens ont été vérifiés aux dates indiquées.

  1. 01
    Gouvernement du QuébecGouvernement
    Accompagnement pour acheter ou vendre une entreprise
    quebec.ca·Vérifié le 23 octobre 2026
  2. 02
    Banque de développement du Canada (BDC)Gouvernement
    Comment créer un plan de relève pour votre entreprise
    bdc.ca·Vérifié le 23 octobre 2026
  3. 03
    Banque de développement du Canada (BDC)Gouvernement
    Comment vendre votre entreprise
    bdc.ca·Vérifié le 23 octobre 2026
  4. 04
    Investissement QuébecGouvernement
    Le Fonds de transfert d’entreprise du Québec
    investquebec.com·Vérifié le 21 octobre 2026
  5. 05
    Agence du revenu du CanadaGouvernement
    Gains en capital – 2025
    canada.ca·Vérifié le 23 octobre 2026
  6. 06
    Agence du revenu du CanadaGouvernement
    Rajustement de montants en fonction de l’indexation pour l’impôt des particuliers et les prestations
    canada.ca·Vérifié le 30 octobre 2026

Deavo est une plateforme d’annonces et de publicité, et non un courtier, un cabinet d’avocats ni une firme d’évaluation. Cette page offre de l’information générale; elle ne constitue pas un avis juridique, fiscal, comptable ou d’évaluation, et les règles varient selon la province. Confirmez tout ce sur quoi vous vous appuyez auprès d’un professionnel qualifié avant d’agir.